« Je m’appelle Moussa Tatakourou Diawara. Certains me découvrent peut-être aujourd’hui, mais je tiens à affirmer que la peur n’a jamais été ma compagne. Demandez à tous ceux qui m’ont côtoyé et qui ont eu à traiter avec moi.
Par la présente, j’attire l’attention de l’opinion publique et des autorités compétentes : je fais l’objet de menaces de mort proférées par certains mécaniciens opérant au niveau de la casse d’Entag marché. J’ai dénoncé à plusieurs reprises le différend qui m’oppose à ces individus, qui s’imaginent qu’en cherchant leur quotidien, ce qui est louable, ils peuvent faire subir le martyre aux riverains.
Je réitère ma position avec fermeté : je vis chez moi, je ne suis pas locataire. Si tel était le cas, je serais déjà parti pour fuir vos incivilités et votre manque de respect pour autrui. Mais je ne céderai jamais et je ne reculerai devant personne. Je suis déterminé à vous faire face, avec tous les moyens dont je dispose, jusqu’à mon dernier souffle.
Nos rues ne sont ni des garages ni des boutiques de pièces détachées ; elles sont conçues pour permettre l’accès à nos domiciles en toute quiétude. Par quel droit vous permettez-vous de transformer nos voies publiques en zones de travail privées ?
Vous bloquez la circulation, vous entravez nos déplacements, le tout accompagné d’insultes. Nous vivons dans une société organisée, et non dans une jungle.
Vous projetez d’organiser une manifestation et de vous en prendre à ma personne ? Sachez que je vous attends de pied ferme peut-être que ça sera mon dernier jour sur cette terre. Ce n’est d’ailleurs pas une première : vous l’avez déjà tenté et vous connaissez l’issue des précédents épisodes.
Je ne cherche à plaire à personne, cela ne me ressemble pas. Je n’ai jamais perdu une bataille ; renseignez-vous sur mon parcours avant d’agir, car les conséquences pour vous seraient lourdes.
Enfin, je suis conscient que je ne fais pas l’unanimité, ce qui est normal. Cependant, mon engagement en faveur de la bonne cause et ma lutte contre l’injustice — que je mène depuis mon enfance — sont reconnus dans ce pays. Vos calomnies ne sauront en aucun cas me dérouter.
Je vous attends, de pied ferme. »