On peut ne pas aimer Amadou Damaro Camara l’homme politique, mais il faut avoir de la cécité et de la mauvaise foi, pour ne pas reconnaître, qu’il appartient à l’aristocratie intellectuelle de notre pays, tant au niveau des banques et finances qu’il a étudiées en Roumanie, que de l’histoire et la sociologie du Konia, du Manding en général, de la forêt.
Et même du Fouta dont les Chefs, entretenaient de bonnes relations avec ceux du Konia surtout sur le plan de l’islam dont les deux régions constituent, de véritables sanctuaires.
Par exemple, Elhadj Amadou Damaro Camara qui m’a invité à passer toute une matinée avec lui chez lui à la Minière, m’a dit que la première fois qu’il a vu le bonnet pouto des Peuls, c’était un cadeau que les chefs du Fouta, avaient offerts à son père à Damaro.
Nous devons sortir des émotions, des rancunes tenaces et de la haine de la politique, pour reconnaître le mérite de tous ceux d’entre nous, dont les compétences sont avérées.
C’est cela l’honnêteté intellectuelle.
Sinon moi qui écrit ces lignes, fait partie des victimes du système dont Elhadj Amadou Damaro Camara était une des pièces maîtresses.
J’ai été renvoyé de la RTG où j’étais chef service des sports, privé de salaire pendant dix ans, et foutu en prison à la Maison Centrale, pendant trois mois.
Mais cela ne m’empêche pas et ne m’empêchera jamais, de reconnaître les qualités et le mérite, de ceux qui ont acquis le savoir et qui sont à la fois, la lune et les étoiles qui scintillent au firmament de la gloire.
N’en déplaise à ceux qui ont le courroux au currum, mais souffrez qu’Elhadj Amadou Damaro Camara, est l’un des plus grands dépositaires de notre histoire.
Je l’affirme sans ambages.
Amadou Djouldé Diallo
(Journaliste Sportif )