Amadou Almo brise le silence?
Je suis entièrement d’accord avec l’idée qu’un artiste doit connaître sa valeur et arrêter de brader son travail. Accepter n’importe quel montant juste pour dire qu’on a presté en Europe, ce n’est pas forcément une victoire. Le respect commence aussi par la manière dont on valorise son art.
Par contre, la valeur d’un cachet ne se décrète pas, elle se justifie. Lorsqu’un promoteur investit une grosse somme sur un artiste, il ne paie pas seulement un nom ou une popularité sur les réseaux. Il regarde surtout la capacité réelle à mobiliser du public et à rentabiliser son événement.
Si un artiste réclame 20 000 €, la question est simple : combien de personnes peut-il réellement faire déplacer ? Est-ce qu’il peut remplir une salle ? Est-ce que son public est prêt à acheter un ticket à un certain prix ? Parce qu’au-delà du cachet, il y a les billets d’avion, l’hôtel, la restauration, la salle, la communication, la sécurité et bien d’autres dépenses.
Personne ne conteste le droit d’un artiste à viser haut. Au contraire, chacun devrait chercher à progresser et à augmenter sa valeur. Mais les chiffres doivent être en cohérence avec la réalité du marché et avec la force de mobilisation du moment.
Le jour où un artiste est capable de faire venir des milliers de personnes à chacun de ses événements, alors il mérite sans discussion le cachet qu’il demande. La reconnaissance se construit avec les résultats, pas seulement avec les ambitions.
Dimoh ✍️