PN-RAVEC : le Général Biro Condé ou l’art de la bouffonnerie administrative
PN-RAVEC : Jusqu’à quand le ridicule ?
Le spectacle n’a que trop duré. Sous la houlette du Général Biro Condé, le Programme National de Recensement Administratif à Vocation d’État Civil (PN-RAVEC) est devenu un véritable éléphant blanc. Un gouffre financier. Où s’engloutissent les espoirs du régime du président élu le Général Mamadi Doumbouya et les deniers publics.
Pendant que le coordinateur se drape dans une autosatisfaction de façade, la réalité, elle, est sans appel : le PN-RAVEC est une coquille vide. SOS !
C’est élémentaire ! Même un enfant de conq ans le sait. Le PN-RAVEC, vit le temps du naufrage statistique et financier.
Où sont les preuves ? Où sont les chiffres ? A ces questions, chacun peut répondre en disant que malgré les annonces pompeuses, le vide est sidérant. Aucun résultat public crédible. Aucune statistique sérieuse.
Ce programme, que les experts qualifient déjà de fiasco coûteux, brille par son inefficacité.
On nous promettait la clarté, on nous sert l’obscurité. On nous promettait la rigueur, on nous offre une gestion opaque qui exclut les citoyens compétents au profit d’un entre-soi stérile.
Au PN-RAVEC, c’est le règne de la confusion. Le Général Biro Condé navigue à vue dans un océan de contradictions.
Ses déclarations tonitruantes sont systématiquement démenties par les partenaires techniques, les acteurs politiques et la réalité du terrain. Cette cacophonie ne fait que semer le doute et la confusion au sein d’une opinion publique lassée par ces jeux d’ombres.
Au PN-RAVEC, c’est le fiasco causé par un Général d’opérette loin de ses troupes. C’est un secret de polichinelle. Il y a les généraux qui marquent l’histoire des élections par leur brio, à l’image d’un Toumany Sangaré en 2010, et il y a les “Généraux ventripotents” qui se perdent dans des domaines techniques qu’ils ne maîtrisent pas.
Au lieu d’adopter l’humilité du manager, Biro Condé choisit le mépris. Cela est connu tous également. Il snobe ses collaborateurs. Il vilipende ses proches dans les couloirs du pouvoir. Et il s’enferme dans une arrogance de salon.
Est-ce là le rôle d’un officier ? Se donner en spectacle dans un monde d’experts qui lui est totalement étranger ?
Le ridicule ne tue pas, certes, mais l’incompétence, elle, paralyse l’État. Le PN-RAVEC n’a pas besoin d’un bouffon en uniforme, mais d’une expertise militaire, civile et technique rigoureuse.
Il est grand temps de ranger les médailles en chocolat de ce Général d’opérete et de laisser la place à ceux qui savent. Le recensement n’est pas une parade , c’est un chantier national.
Le rideau doit tomber sur ce triste spectacle, avant que le Général ne transforme le PN-RAVEC en théâtre d’opérette ! Wassalam !
Amadou Kourouma