Écoeurant ,
Mon père a été trahi, vendu et abandonné par ses propres proches.
La première trahison est venue de la personne pour qui il s’est retrouvé en prison. Beaucoup m’avaient conseillé de le contacter, pensant qu’il pourrait nous être utile. Je l’ai donc appelé, trois semaines avant l’annonce du décès de mon père, afin qu’il m’aide à négocier en sa faveur. Sa réponse a été d’une cruauté absolue. Il m’a ordonné de ne plus jamais l’appeler, de ne plus lui écrire, de ne plus lui envoyer de message vocal concernant mon père. Il m’a clairement dit de régler nos problèmes loin de lui, qu’il refusait d’être associé, de près ou de loin, à tout ce qui nous concernait. Il m’a formellement interdit de le contacter pour quelque raison que ce soit Et pourtant, mon père n’était pas au stade. C’est bien cette même personne qui l’a entraîné dans cette situation. Le pire même après la mort de notre père il n’a pas compati ni par appel ni par message ni par publication
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Un autre homme, à Kaloum, qui se faisait passer pour un ami de mon père, a lui aussi contribué à son arrestation au Liberia . Il avait repris contact avec lui quelques jours seulement avant cette arrestation. Pire encore, il a tenté de me piéger afin que je tombe moi aussi entre les mains de ceux qui ont assassiné mon père.
Le procès du 28 septembre n’était pas un procès de justice. C’était un plan d’élimination.
Ce procès a été organisé pour tuer mon père.
Parce qu’il n’existait aucun militaire guinéen, aucun soldat guinéen à sa hauteur, il fallait l’éliminer autrement : en détruisant son honneur, puis sa vie, et enfin toute sa famille.
Quelques forestiers égoïstes et narcissiques se sont alliés au pouvoir, avec la complicité de certains proches, pour l’éliminer à travers ce faux procès du 28 septembre, auquel il n’a ni assisté ni participé.
Ce sont les mêmes personnes qui ont organisé ce procès, payé des ONG, financé des associations en Afrique et en Europe afin de créer de faux mouvements de soutien pour certains accusés — pourtant principaux responsables du massacre du stade.
Ils ont tout fait pour blanchir ces accusés, parce que ceux-ci détiennent leurs secrets les plus honteux. En parallèle, ils ont sali nos parents sur les réseaux sociaux.
Certains ont témoigné contre mon père sans l’avoir jamais vu, sans l’avoir jamais connu, uniquement parce qu’il était forestier, brave, intègre et honnête.
Depuis son arrestation au Liberia, beaucoup de personnes sont impliquées. Y compris celui qu’il appelait Papa. Le vieux est toujours en vie. Je n’en parlerai pas aujourd’hui. Mais ses manigances, tout comme celles de son faux blogueur chargé de couvrir ses crimes, ne resteront pas éternellement cachées…
À tous ceux qui ont trahi notre père : préparez-vous à rendre des comptes.
Nos cœurs pleurent. Le traumatisme que nous avons traversé est indescriptible. Le karma existe. Nous ne nous en remettrons jamais.
Vous avez assassiné notre père. Vous aviez nos contacts. Et pourtant, vous avez choisi d’exposer sa mort publiquement, en première ligne, sans même avertir sa famille en privé .
Savez-vous à quel point il est traumatisant, pour un enfant, de découvrir par hasard la mort de son propre père sur les réseaux sociaux ?
Que Dieu vous juge.
Que Dieu juge votre justice, vos juges, vos procureurs, vos avocats, qui l’ont accusé par ethnocentrisme et haine communautaire, jusqu’à lui ôter la vie.
Que Dieu juge tous ceux qui ont menti, témoigné faussement contre lui, par haine, par religion, par appartenance communautaire.
Les miettes que vous avez acceptées pour accuser des innocents, vous les récolterez demain devant le Juge suprême.