Dans son nouvel essai percutant intitulé « Les coutumes tuent plus de rêves que les guerres », l’écrivaine et militante Madame Kadi dresse un constat sans détour, en Afrique, les traditions sociales et culturelles continuent de freiner l’épanouissement et l’ambition de nombreuses femmes. L’ouvrage explore en profondeur la condition d’éducation des femmes, souvent marquée par des normes qui limitent leur engagement social, professionnel et citoyen. Pour l’autrice, ces freins sont multiples et profondément enracinés dans l’histoire. « Ce sont des freins multiformes, qui tirent leurs sources dans le passé. Ils peuvent être éducatifs, professionnels, psychologiques… C’est tout cet ensemble que j’aborde », explique-t-elle.
À travers une écriture engagée, Madame Kadi questionne avec force ces coutumes qu’elle qualifie de néfastes, car elles étouffent les potentiels, brident les talents et condamnent de nombreuses jeunes filles à renoncer à leurs rêves avant même d’avoir pu les formuler. L’essai se veut à la fois un appel au réveil et une invitation à repenser les fondements sociaux qui régissent encore trop souvent la vie des femmes. En donnant la parole aux réalités vécues sur le terrain, l’autrice souhaite contribuer à un débat indispensable : comment construire une société où les traditions ne deviennent plus des obstacles, mais des leviers de progrès ?
Avec ce livre, Madame Kadi apporte une voix forte à la lutte pour l’émancipation féminine et rappelle que les batailles les plus difficiles ne se mènent pas toujours sur les champs de guerre, mais souvent dans les esprits et les pratiques quotidienne .