Le 2 janvier 2025, le procès de Aliou Bah, président du Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL), s’est poursuivi au Tribunal de Première Instance de Kaloum. Accusé d’offense et de diffamation envers le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, Aliou Bah a toujours nié ces accusations, affirmant que ses propos visaient simplement à demander des comptes à l’État.
Lors de cette audience, le procureur Mohamed Bangoura a requis une peine de deux ans de prison ferme à l’encontre d’Aliou Bah, se basant sur les articles 93 et 535 du Code de procédure pénale, ainsi que l’article 659 du Code pénal.
Le procès a suscité une attention particulière, avec la présence de figures politiques venues apporter leur soutien à Aliou Bah. Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral, a exprimé son espoir que le droit serait respecté et que les opinions politiques ne conduiraient pas à des condamnations.
Ce procès intervient dans un contexte de tensions politiques en Guinée, où plusieurs opposants ont été arrêtés ou portés disparus ces derniers mois, suscitant l’inquiétude des universitaires et des journalistes quant au respect des libertés fondamentales.
Morlaye camara pour newsquotidien