Je me trouve aujourd’hui à la Umra, dans ce lieu saint où les cœurs se purifient et où les âmes se rapprochent de Dieu. J’ai entrepris ce voyage pour implorer le pardon d’Allah, non seulement pour moi-même, mais aussi pour ma famille et pour notre chère Guinée.
Je prie pour que notre pays retrouve la paix, la stabilité, la réconciliation et l’unité véritable entre tous ses enfants.
En ce moment de recueillement et de réflexion profonde, je souhaite m’adresser à tout le peuple de Guinée, à nos autorités, et plus particulièrement à Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République et Chef de l’État, pour lui présenter mes excuses les plus sincères.
Je reconnais avec humilité que, dans le passé, certaines de mes paroles, attitudes ou prises de position ont pu blesser, offenser ou créer des incompréhensions. Aujourd’hui, je mesure pleinement la portée de mes actes et leur impact sur la paix sociale, la cohésion nationale, et l’image de notre pays.
Je demande pardon au Général Mamadi Doumbouya pour toute parole déplacée ou attitude irrespectueuse à son égard.
J’adresse également mes excuses les plus sincères à sa mère, et tous les membres du CNRD .
Je présente aussi mes excuses aux militants et responsables politiques du RPG et de l’UFDG, à leurs présidents respectifs, ainsi qu’à toutes les personnes avec qui j’ai pu échanger des propos blessants sur les réseaux sociaux. À chacun d’entre vous, je demande pardon du fond du cœur.
La vie est un long apprentissage, il faut parfois tomber pour mieux se relever, se tromper pour comprendre, parler trop fort pour apprendre à écouter. J’ai compris que les mots peuvent construire ou détruire, et je choisis désormais d’être de ceux qui bâtissent, qui apaisent et qui unissent.
Aujourd’hui, tout cela appartient au passé.
Je tourne la page, avec le cœur apaisé et l’esprit réconcilié.
Je pris également les autorités de reconsidérer le cas de mon frère, Ousmane Gnelloy. Comme tout être humain, il mérite une seconde chance, celle de se racheter, de se reconstruire et de contribuer positivement à notre société.
Je crois profondément que le pardon est plus fort que la haine et que la miséricorde ouvre toujours la voie à la paix.
Je n’ai aujourd’hui dans mon cœur ni colère, ni rancune, ni orgueil, seulement le désir sincère de voir notre pays guérir, se relever et s’unir.
Que Dieu bénisse les autorités de la Guinée, qu’Il leur accorde la sagesse, la patience et la clairvoyance dans la conduite de la nation.
Et que Dieu bénisse la Guinée, terre d’honneur, de courage et d’espérance, afin qu’elle demeure unie, forte et en paix.